Son efficacité
L’efficacité du défibrillateur ?
Dans les pays anglo-saxons, depuis 1991 on s’est aperçu que l’utilisation par les équipes de secouristes de défibrillateurs/défibrillateurs semi-automatiques ( DSA ) ou défibrillateurs entièrement automatiques (DEA), multipliait par 3 le nombre de survivants victimes d’arrêts cardio-respiratoires. La mise à disposition de défibrillateurs a été rapidement généralisée ces dix dernières années au sein de la plupart des équipes de secours, notamment aux Etats-Unis et a ainsi permis une démocratisation de l’utilisation des défibrillateurs par le grand public. La mise à disposition de défibrillateurs dans les lieux publics ou au domicile de personnes à risques sous tend la formation de la population aux gestes de premiers secours, donc à la réanimation cardio-pulmonaire de base.
Pour ce qui est de la France, depuis 1990 des expérimentations sont menées par les services de secours (pompiers, SAMU), de plusieurs grandes villes comme Lyon ou Paris. La survie sans séquelle des personnes en arrêt cardiaque est passée de 1 % à 5 %.Lorsque l’on ne considère que les victimes pour lesquels le défibrillateur a fait le diagnostic de fibrillation et recommandé le choc, le pronostic de survie sans séquelle est proche de 15 %. Après une étude menée par Le SAMU de Paris sur un ensemble de victimes âgées de moins de 70 ans , en état d’arrêt cardio- respiratoire, pour lesquelles des témoins avaient alerté rapidement les secours et pratiqué les premiers gestes de survies avec des défibrillateurs, il a été démontré que le taux de survie des victimes sans séquelles peut atteindre 38%.
Ces résultats encourageants appuient le fait que la mise en œuvre du défibrillateur devrait pouvoir être réalisée par les témoins immédiats (passants, collègues), ou les proches de la victime, formés au préalable à l’utilisation des défibrillateurs semi-automatiques ( DSA ) ou des défibrillateurs entièrement automatiques (DEA)

