Chaîne de survie

L’utilisation du défibrillateur ne se conçoit qu’associé à la pratique des gestes de réanimation cardio-pulmonaire de base. Cummins, dès 1991, a développé le concept de « chaîne de survie ».

Ceci s’adapte particulièrement bien au milieu du travail où l’on a l’habitude d’écrire des procédures simples pour l’alerte et de hiérarchiser les moyens de secours engagés.

Le premier maillon de la chaîne est la personne qui transmet l’alerte.
Elle doit être immédiate dès la constatation de la perte de conscience et de l’état respiratoire de la victime :
« il ne répond plus », « … ». Cette alerte se fait vers l’infirmerie du travail ou le service médical, vers le service de
secours (secours interne ou pompiers par le 18) et d’emblée vers le SAMU (par le 15) suivant un protocole
validé par le médecin du travail. Cette procédure d’alerte doit être enseignée à tout nouvel embauché.
Le deuxième maillon est constitué des gestes de base de la réanimation cardio-pulmonaire : ventilation artificielle
(  bouche à bouche ou bouche à nez ) après libération des voies aériennes ; massage cardiaque externe en l’absence de
signe de circulation.

Le troisième maillon : c’est la mise en place le plus
rapidement possible du défibrillateur automatisé externe ( DAE ), intégrant les défibrillateurs semi-automatiques ( DSA ) et les défibrillateurs entièrement automatique ( DEA )
Les services de secours publics ont progressivement acquis ce matériel. Certaines entreprises s’équipent et forment leur personnel (EDF, Air France,…)

Le quatrième maillon est le recours rapide aux moyens médicaux : médecin de l’entreprise formé à l’urgence, médecin du SMUR en France, hospitalisation d’urgence dans les pays anglo-saxons.
La variante « à la française » de la chaîne de survie est due à l’existence du SAMU. En effet, dès l’appel le
médecin régulateur du SAMU :

  1. Rappelle aux témoins les gestes de base,
  2. Dirige sur les lieux une équipe de secouristes professionnels munis d’un défibrillateur . (sapeurs pompiers),
  3. Envoie, sans attendre le bilan, une équipe médicale de réanimation (SMUR),
  4. Prévient l’hôpital de l’arrivée probable d’un patient réanimé afin que le service de soins intensifs libère son plateau technique (coronarographie).

Quelle qu’en soit la variante, l’introduction du défibrillateur dans la chaîne ne peut se concevoir que si les autres maillons sont efficaces.
L’envoi concomitant des moyens secouristes et médicaux permet de gagner un temps précieux.

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