Quatre minutes pour sauver une vie. Cinq tout au mieux. ...
Le délai n'est pas très long lorsque l'on se trouve face à quelqu'un qui fait un arrêt cardiaque. Pour multiplier les chances de survie, la mise à disposition de défibrillateurs portables connaît un boum partout en France. « Ici, on est en retard. Dans les pays anglo-saxons, on en trouve vraiment partout », commente Alain Masson, premier adjoint de Carvin. « À Londres, il y en a à tous les coins de rue », précise André Hedin, de la Croix Rouge.
Six salles de sports déjà équipées
Tous deux étaient présents mercredi à la salle des Plantigeons pour contrevenir quelque peu à ce manquement. Une initiative portée par l'office municipal des sports. « Nous avons deux axes principaux à l'OMS : les grosses manifestations à la demande des clubs ou dans le cadre du jumelage, et des achats qui puissent servir aux sportifs et qui soient fédérateurs. L'an dernier, on a déjà offert deux défibrillateurs à la ville. Cette année, on en offre encore deux. Comme ça, on a le sentiment que l'ensemble du territoire municipal est couvert », explique Pierre Michel, président de l'OMS carvinois.
De fait, six ensembles sportifs sont maintenant pourvus en mallette de survie, à 2 000 E pièce. Les deux derniers en date vont équiper la salle des Plantigeons et la salle Rabelais, avenue Montaigne. On en trouve également au complexe sportif et au stade Cordier, ainsi qu'à la salle Combecque de la cité Saint-Paul et à la salle Dauchez de la cité Saint-Jean. Ces deux derniers ayant été achetés par la mairie quelques années auparavant.
D'autres lieux à venir
« Nous avons l'ambition d'en mettre dans quelques autres lieux stratégiques », continue Alain Masson. Au premier rang desquels le centre Effel et la place du marché courant 2010. D'ici là, des « informations - formations » seront proposées à quelques personnes des quartiers où les deux défibrillateurs viennent de prendre pied. Et une stratégie mise en place pour permettre l'accès au plus grand monde, sportif ou non. « À Saint-Paul, nous nous sommes appuyés sur les associations de quartier. Ils ont passé des documents d'information à leurs adhérents et les présidents ont accès aux machines à tout moment », rappelle l'adjoint. Quoi qu'il en soit, le massage cardiaque et appeler le 15, restent deux mesures d'urgence à ne pas négliger, avec ou sans défibrillateur à portée ! •
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