C'est l'une des principales causes de décès en France avec 50 000 cas recensés chaque année : ...
la crise cardiaque. Pour lutter contre ce fléau, des initiatives sont prises ici et là, notamment avec l'installation de défibrillateurs. Dans le canton de Trélon, seulement quatre appareils financés par le public ont été installés : un au gymnase d'Anor, un à la piscine de Fourmies, un sur la mairie et au stade à Ohain. Et deux par le privé dans le centre-ville de Fourmies : dans la pharmacie de Thierry Cappeliez (disponible aux heures d'ouverture) et le dernier en date, cette semaine, dans le hall de la banque du Crédit Agricole (7 jours sur 7 de 6 à 22 heures).
« Ces installations de défibrillateurs devraient être une évidence, souligne Gilles Cochart, le président de l'antenne fourmisienne de l'Association française des premiers secours (AFPS). Car, très simples d'usage, ces appareils permettent de pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire qui se résume à un massage cardiaque automatisé ».
Mais comment procéder quand on se trouve face à une personne qui s'écroule face à soi ? « La première chose, c'est réaliser un diagnostic,observe M. Cochart. Si la victime est inconsciente (elle ne répond pas quand vous lui parlez) et ne respire plus pendant 10 secondes, il faut intervenir immédiatement. Décrochez le défibrillateur du mur et suivre ses instructions. Tout le monde peut le faire car l'appareil possède une sécurité : si vous avez mal détecté la respiration, il ne se déclenchera pas ». Et le président de l'antenne locale de l'AFPS de regretter : « Nous ne demandons qu'à former la population. Il faudrait aussi prendre conscience qu'il est urgent que les élèves qui sortent du collège soient en capacité d'utiliser un défibrillateur. »
Un service au public
De son côté, le nouveau directeur de l'agence fourmisienne de la banque verte, Patrick Dupont, qui a inauguré le défibrillateur en même temps que les nouveaux locaux, justifie la démarche : « Le coût de l'appareil et son installation sont de 1 500 E mais c'est vraiment un service de proximité gratuit que nous souhaitons proposer à tous. Notre caisse régionale équipe les caisses locales, soit 150 pièces qui seront disposées. Un de nos appareils a d'ailleurs déjà sauvé une vie à l'agence d'Armentières ».
Reste qu'avec cinq défibrillateurs pour 27 437 habitants, le canton de Trélon est à la traîne. •
source: http://www.lavoixdunord.fr |