Le milieu rural, à cause de son isolement, est bien souvent à la traîne dans de nombreux domaines et notamment dans celui de la sécurité ...
(services incendie) et des premiers secours (SAMU, centres hospitaliers). Mais il est peut-être en passe de rattraper une partie de son retard dans le canton de Fruges grâce à la communauté de communes. Les maladies cardio-respiratoires sont la deuxième cause de mortalité en France après le cancer. En cas de malaise, chaque minute est précieuse pour sauver une vie et en attendant l'arrivée des premiers secours, les sapeurs-pompiers généralement, un défibrillateur peut s'avérer très utile.
Mais pour certains villages éloignés, il faut compter plus qu'un quart d'heure pour l'intervention de ces derniers... Quand tout va bien ! Le centre hospitalier de l'arrondissement de Montreuil est à 45 minutes, Helfaut à 35. Dans le cadre d'une action de prévention contre les risques d'accident cardiaque, les élus ont décidé de doter les communes de cet appareil semi automatique qui envoie une défibrillation, appelée aussi choc électrique externe ou cardioversion.
Il s'agit d'un geste médical consistant à faire passer volontairement et de manière brève un courant électrique dans le coeur lorsque celui-ci présente certains troubles du rythme appelés fibrillation. Le défibrillateur rétablit un rythme cardiaque normal. Pour pouvoir posséder un défibrillateur, les maires, dont beaucoup ont montré l'exemple, ont été invités à former des bénévoles, 10 % de la population en principe, pour apprendre à s'en servir. Une formation assurée par les sapeurs-pompiers et financée par la communauté de communes. Onze appareils d'une valeur de 2 300 E chacun, ont été distribués mercredi soir lors d'une réception présidée par Jean-Jacques Hilmoine, à la Maison de la solidarité, aux premières municipalités répondant aux critères.
C'est la société Distri-club médical, de Fruges, qui a remporté l'appel d'offre. Comme Frédéric Bailly, de Senlis, Paul Fournier, de Lebiez, Francis Hublart, de Crépy, Patrick Cornu, de Torcy ou André Nourry, d'Ambricourt, il s'agissait surtout de faire face à l'éloignement de leur commune du chef-lieu de canton. Pour Mickaël Baheu, de Radinghem, la présence du lycée agricole et de ses centres de formation justifie son utilité. Enfin pour Christain Duflos, de Fressin, et Germain Dollé, de Créquy, la vie associative et sportive particulièrement développée de leurs villages rend nécessaire un tel appareil. De son côté, le maire d'Embry regrettait de ne pas faire partie de cette première vague. Les maires devront maintenant installer le défibrillateur dans un endroit accessible à tous et prévoir un fléchage, pour les utilisateurs extérieurs notamment. Les autres communes seront dotées d'ici trois ans. •
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